Saint-Aygulf n’est pas une commune, mais un quartier de Fréjus (tout comme les Issambres sont une partie de la commune de Roquebrune-sur-Argens).
Pour les curieux qui envisageraient d’appeler leur enfant de ce nom, sachez que Saint-Aygulf était un Abbé de Lérins, de son vrai nom Ayoul, mort en martyr au VIIe siècle. Son martyre fut néanmoins relativement bref : il a été assassiné par 2 moines qui voulaient prendre le pouvoir de l’abbaye.
Le nom de St-Aygulf a succédé au 18e siècle à celui de Villepey, qui signifie ville des pécheurs (Villepiscis en latin). De très modestes traces de l’occupation romaine subsistent encore, remontant au 1er siècle.
Aucune construction n’apparaît encore sur la carte d’état-major du 19e siècle, à l’exception d’un poste de douane situé sur la « pointe de St Aygour », mais la Calanque du Pont de Bois est déjà signalée. En 1883, quelques rares maisons sont construites, mais des rues sont tracées dans le cadre d’un vaste projet immobilier sous l’égide de la Société Anonyme des Terrains de la Méditerranée. Une construction se trouve déjà sur le site de la Rencontre (propriété Lejeune-Laroze) où a été construit Taverny, mais il est difficile de dire s’il s’agit de la villa actuelle. La route rejoint Roquebrune-sur-Argens, mais aucun chemin ne relie encore directement St-Aygulf et Fréjus.
Dès 1890, le train des Pignes relie Saint-Raphaël à Toulon (il fonctionnera jusqu’en 1944), et la station balnéaire de St Aygulf se développe alors, notamment sous l’influence du peintre Carolus-Duran qui y fit construire une villa. En 1913, les maisons sont pour l’essentiel regroupées autour du port actuel et de la plage de la Galiote. Le centre du village actuel n’existe pas encore, la place n’étant habitée que par la gare du train des Pignes.
En revanche, la Villa de la Rencontre apparaît clairement, seule sur un vaste terrain aboutissant à la mer. Au fil du temps, ce terrain a été morcelé et vendu par parcelles, et 5 villas supplémentaires ont été construites sur le tènement initial.
Le nom de la villa, Taverny, vient quant à lui de la ville d’origine de « Go », l’épouse d’Arthur Haulotte, lequel l’a fait édifier dans les années 70. Il habitait lui-même la Rencontre depuis les années 60.






